Le mot guigner, vous l’avez sûrement déjà entendu, non ? En gros, ça veut dire regarder du coin de l’œil, discrètement, parfois un peu en mode espion. Je le trouve rigolo ce verbe. C’est ce petit geste qu’on fait quand on veut voir sans vraiment se faire repérer, vous voyez ?
Mais bon, guigner, ça ne s’arrête pas à un simple coup d’œil furtif. Parfois, il y a comme une petite envie derrière, un truc qu’on guigne en secret, un morceau de gâteau ou une place au soleil. Ce mot cache une sorte de curiosité mêlée d’un brin de convoitise, c’est charmant et humain.
J’avais jamais trop réfléchi à son origine, mais figurez-vous que guigner vient d’un mot vieux comme le monde, ou presque ! Probablement du gallo-roman « gwinyare », issu du francique « wingjan », qui veut dire « faire signe ». C’est marrant de penser que ce geste discret a des racines aussi anciennes.
On retrouve son équivalent dans plein d’autres langues romanes, comme l’italien « ghignare » ou l’espagnol « guiñar ». L’étymologie est un peu floue, mais ça montre bien que l’idée de jeter un regard furtif, ça traverse les cultures et les siècles. Pour moi, c’est un mot qui se sent très français même s’il est un peu partout.
Ah et je vous dis, guigner, ce n’est pas un mot très courant à l’écrit aujourd’hui. Pourtant, il a un charme un peu vintage, un peu comme si on le retrouvait dans les romans d’antan, au détour d’une conversation un peu piquante. On le croise surtout dans des expressions populaires, avec souvent une pointe d’humour.
Origine et histoire fascinante du verbe guigner
Guigner trouve ses racines au XIIe siècle, avec le vieux français « guignier ». Ce verbe est issu du gallo-roman gwinyare et du francique wingjan qui signifient « faire signe ». En somme, c’est un terme chargé d’histoire lié au geste de communiquer discrètement par un regard. Cela explique pourquoi on emploie guigner pour décrire ce fameux regard en coin, ce clin d’œil furtif qui veut tout dire sans un mot.
Ce mot se retrouve dans plusieurs langues romanes, ce qui témoigne de son ancienneté et de sa popularité à travers l’Europe. Par exemple, l’espagnol utilise « guinar », l’italien « ghignare » ou encore le provençal « guinhar ». Tous tournent autour du même concept : faire un signe discret, souvent avec les yeux.
Au fil du temps, « guigner » a aussi évolué. Il a parfois signifié « s’agiter faiblement » dans certains dialectes, ce qui donne une nuance intéressante, presque ironique quand on pense à un regard qui ne cesse de bouger sans jamais vraiment fixer. Cette évolution souligne la richesse de ce terme.
Dans le registre populaire, guigner s’emploie souvent pour exprimer cette petite envie pressante et secrète, comme quand on « guigne » la part de gâteau qu’on aimerait bien croquer sans se faire voir. Le mot a donc une double vie : le geste physique et le désir implicite.
Le nom commun « guigner » désigne également un arbre fruitier, le guignier, qui produit la cerise guigne. Cette touche botanique ajoute une dimension très pittoresque au mot, entre nature et geste humain. On voit là toute la poésie et l’imaginaire qui gravitent autour de « guigner ».
Le sens du verbe guigner et ses nuances
Guigner, c’est avant tout ce regard discret, ce petit coup d’œil furtif qui trahit la curiosité ou l’envie. Ça peut paraître simple dit comme ça, mais il y a une vraie poésie dans ce geste apparemment anodin. En fait, guigner, c’est regarder… sans vraiment regarder.
C’est aussi synonyme de convoitise, si vous voulez. On guigne souvent ce qu’on désire sans oser le prendre directement. Que ce soit un objet, une personne ou une situation. Par exemple, on dit « il guigne cette place », ce qui veut dire qu’il la convoite secrètement. Il y a dans ce mot ce mélange subtil de timidité et d’ambition.
Dans certains dialectes, le verbe a pris une signification plus large, comme s’agiter faiblement, ce qui est en contraste avec sa définition principale. Cette double acceptation rend le mot d’autant plus intéressant, car il joue sur la lenteur et la discrétion à la fois.
Le mot se prête aussi à des expressions imagées et familières, dans lesquelles il évoque la vigilance fine, l’attention cachée. Guigner, c’est parfois guetter, épier, voire lorgner, sans jamais se dévoiler complètement. En résumé, c’est une espèce d’art du secret dans le regard.
Au-delà du regard, on peut presque sentir dans ce mot une vibration, une attente invisible. On guigne quelque chose, c’est qu’on espère, que l’on désire, mais toujours avec une forme de discrétion. Ça donne au mot une richesse émotionnelle assez unique.
Popularité et usage du terme guigner dans le monde francophone
Alors, guigner, c’est pas un mot qu’on entend tout le temps aujourd’hui. Plutôt un terme qu’on croise dans la littérature ancienne ou dans des expressions régionales. Il a une connotation un peu familière et désuète, donc vous l’entendrez plus chez les générations anciennes ou dans certaines régions de France.
Curieusement, le mot reste assez vivant dans certaines expressions populaires, surtout dans le langage parlé en France. En Belgique ou en Suisse, on le trouve aussi, mais avec un usage légèrement plus rare. Bref, c’est typiquement français.
Dans la littérature, on retrouve guigner dans des auteurs classiques qui maîtrisaient parfaitement les nuances du langage. Ces textes lui donnent un côté presque chic, un peu à la façon d’un secret partagé entre lecteurs finement avertis.
Il a connu des pics d’utilisation, notamment au XIXe siècle, mais de nos jours, c’est plutôt un mot d’appoint, un terme qu’on sort pour le plaisir du vocabulaire ou pour donner une touche d’humour. En 2026, guigner est donc plus un mot de charme qu’un mot courant.
Enfin, on note que « guigner » a aussi sa place dans le monde rural, surtout lié au guignier, l’arbre à cerises. Dans certaines campagnes, on parle encore de planter des guigniers, ce qui rappelle à quel point ce mot est ancré dans la culture française traditionnelle.
Variantes et expressions liées au mot guigner
Le mot guigner a plusieurs variantes et dérivés qui enrichissent sa palette d’usage. Par exemple, « guignier » désigne l’arbre fruitier, celui qui porte la cerise guigne 🍒, un détail charmeur de la langue.
En français familier, on aime utiliser « guigner » avec des nuances comme lorgner, reluquer ou envier. Ces synonymes permettent de varier les plaisirs tout en restant dans cette idée de regard précis, presque sournois parfois.
Quelques expressions rigolotes ont émergé comme « guigner les bons morceaux », qui évoque cette envie gourmande ou « guigner un beau parti », pour signifier la convoitise dans le domaine sentimental. Ça sonne très vivant, non ?
Dans les langues voisines, on retrouve les cousins du mot, comme « guinar » en espagnol ou « ghignare » en italien, qui parlent eux aussi de ce signe discret. Même au sein d’une même famille linguistique, ce concept fascine.
Ah oui, j’ai aussi vu une forme ancienne « guignier » qui se rapproche du substantif, un peu comme un lien entre le verbe et l’arbre. Ce petit lien botanique, ça me fait penser à nos attaches profondes avec la nature dans la vie quotidienne.
Quelques célébrités et références au verbe guigner
Bien sûr, guigner n’est pas un prénom, donc difficile de l’associer à des personnalités. Mais le mot apparait dans des œuvres littéraires et artistiques. Par exemple, certains écrivains français classiques utilisent ce terme pour décrire la subtilité des regards et des intrigues.
Il est aussi cité dans des chansons françaises qui parlent d’envie ou de regard furtif, ajoutant une touche de poésie populaire. Ce genre d’utilisation fait que le mot reste bien vivant dans l’imaginaire collectif.
D’ailleurs, dans le cinéma ou les séries françaises, le mot guigner peut ponctuer des dialogues, souvent pour faire rire ou souligner une observation cachée. Cela montre son côté très imagé et expressif.
Plus largement, le concept de guigner se retrouve dans l’art du regard, un thème éternel dans toutes les formes d’expression, du théâtre au cinéma en passant par la peinture. Ce jeu entre ce qui est vu et ce qui est caché fait tout le charme de ce mot.
Alors si vous tombez sur une scène où quelqu’un « guigne » quelqu’un d’autre, vous saurez que c’est un beau mélange de malice et d’observation malicieuse. ❤
Symbolique et caractère associé au mot guigner
Je trouve que guigner sonne très doux et malin à la fois. Il évoque cette capacité humaine à observer, à désirer sans frapper à la porte, à s’intéresser sans forcer. Pour moi, c’est presque un art social, un savoir-faire du regard.
C’est un peu un mélange entre prudence, curiosité et espièglerie. On guigne avec une retenue qui rend tout ça presque charmant, pas méchant du tout. Ce mot traduit bien cette nuance du comportement humain, entre l’envie et la discrétion.
Dans certaines cultures, le fait de guigner peut aussi symboliser la prudence, la sagesse de ne pas se montrer totalement. Ce type de regard est comme un message secret, une forme de communication silencieuse.
Avec le temps, guigner garde cette connotation d’attente, de guet tapi et d’observation fine. C’est un petit clin d’œil à l’attention qu’on porte aux détails, parfois au-delà des apparences, ce que j’adore dans ce mot.
Au final, guigner m’évoque quelqu’un qui sait profiter de petits instants subtils, un peu furtifs, dans un monde souvent trop bruyant. Un vrai régal comme geste.
Liste des expressions populaires françaises autour de guigner
Tableau comparatif des verbes synonymes liés à guigner avec nuances
| Verbe | Nuance | Usage fréquent |
|---|---|---|
| Guigner | Regarder discrètement, avec envie | Familier, poétique |
| Lorgner | Regarder avec insistance et convoitise | Familier |
| Loucher | Regarder avec les yeux mal alignés | Technique, neutre |
| Reluquer | Regarder avec insistance, souvent vulgaire | Familier, argot |
| Guetter | Observer attentivement, souvent pour surprendre | Neutre ou familier |
Que signifie exactement le verbe guigner ?
Guigner signifie regarder du coin de l’œil, de manière discrète, souvent avec une pointe de convoitise ou d’envie.
D’où vient le mot guigner ?
Le mot vient du gallo-roman *gwinyare et du francique *wingjan qui signifiait à l’origine faire signe, évoluer vers l’action de regarder discret.
Guigner est-il un mot courant aujourd’hui ?
Non, il est plus utilisé dans un registre familier ou littéraire, souvent pour ajouter une touche de charme ancien ou régional.
Le mot guigner a-t-il d’autres sens ?
Oui, il désigne aussi un arbre fruitier, le guignier, qui produit les cerises guignes.
Existe-t-il des expressions populaires avec guigner ?
Oui, comme ‘guigner les bons morceaux’ ou ‘guigner un beau parti’ qui expriment la convoitise discrète.

