Vous vous souvenez de Grégory Ken ? Cet artiste à l’allure un peu mystérieuse, qui a marqué les années 80 avec un tube qui a carrément bousculé la scène musicale française. Il s’appelait en vrai Jean-Pierre Trochu et il est né le 12 mars 1947 à Paris. Oui, 1947, ce qui nous fait un âge de 49 ans quand il nous a quittés en 1996, toujours dans sa ville natale.
Franchement, avant de devenir la voix que l’on connaît, Grégory a eu un parcours pas mal surprenant. Plus jeune, il s’était bien entendu fait remarquer comme guitariste dans le groupe yéyé “Claude et ses Tribuns”. Pas simple de passer de la guitare à la chanson, mais lui, il avait ce truc qui ne s’explique pas. Et puis, il avait aussi fait ses armes en accompagnant Annie Cordy, ce qui en dit long sur son talent.
Et puis vint le duo mythique Chagrin d’amour, formé avec Valli, une Américaine de New York à la voix bien trempée. Leur rencontre, en plus, c’est le genre d’histoire qui vous marque : Valli était mariée en secret à un Français, folle amoureuse, et puis bam, elle rencontre Grégory, et là c’est le début de l’aventure. Ensemble, ils ont sorti “Chacun fait (c’qui lui plaît)”, LE hit qui a vendu pas moins de 3 millions d’exemplaires. À l’époque, c’était fou, parce que ce titre est souvent considéré comme le premier morceau de rap en France, un vrai pionnier. (Je vous le dis, leurs rimes simples mais efficaces ont carrément donné envie à des générations de se pencher sur le hip-hop).
Le succès ne leur a pas tourné la tête tout de suite, mais leur influence a traversé les années. Qui aurait cru qu’un titre comme “Chacun fait (c’qui lui plaît)” deviendrait un classqiue repris, parodié et adapté ? Même Yannick l’a remis sur le devant de la scène dans les années 2000. Bref, un sacré héritage pour ce duo franco-américain.
Qui était vraiment Grégory Ken et les origines du succès de Chagrin d’amour
Jean-Pierre Trochu, aka Grégory Ken, c’était un Parisien dans l’âme, mais avec un style bien à lui. Issu du mouvement yéyé des années 60, il avait ce charme discret de ceux qui ne cherchent pas à se faire remarquer mais finissent toujours par le faire.
Avant de virevolter vers la pop avec Valli, il avait taillé sa route dans l’univers musical, pas forcément sous les projecteurs, mais avec un savoir-faire solide. Cette alchimie franco-américaine fut clairement une bombe musicale, surtout avec une Valli, venue de New York, qui apportait sa fougue et sa voix inimitable.
Leur concept n’était pas juste un coup de pub. Ils ont vraiment façonné un son nouveau, assez brut et spontané, qui a quelque peu secoué le petit monde tranquille de la chanson française. Leur succès en dit long sur ce mélange culturel et leur complicité évidente.
Grégory Ken, c’était aussi un gars qui, jusqu’à la fin, a su garder une certaine pudeur sur sa vie privée. Peu exposé, il a quand même marqué une génération entière, malgré une carrière musicale assez courte.
Les débuts de Grégory Ken : du yéyé à la voix off
Vous imaginez, ce garçon né en 1947, qui a d’abord gratté sa guitare dans les années 60 avec “Claude et ses Tribuns” ? C’est pas rien, ça ! C’est là qu’il a appris les bases du métier, à force de scènes et de répétitions.
Mais Grégory ne s’est pas arrêté là. Après la vague yéyé, il a trouvé un autre domaine : la voix off. Jusqu’en 1991, il est devenu l’une des voix marquantes des bandes-annonces de Canal+. Du coup, vous l’avez sûrement entendu sans vraiment faire le lien avec l’homme derrière.
Sa polyvalence était bluffante. Guitariste, chanteur, puis voix off, il explore des facettes différentes de la musique et du spectacle mais toujours avec cette touche unique. C’était vraiment quelqu’un d’un peu caméléon, pas fermé sur ses possibilités.
Le parcours musical et la carrière fulgurante de Chagrin d’amour
Alors, pourquoi ce duo a-t-il autant marqué les esprits ? Déjà parce qu’ils ont sorti plusieurs singles entre 1981 et 1984 qui ont fait leur show. Vous avez forcément entendu “Bonjour (v’là les nouvelles)”, “Monte-Carlo” ou “Papa Scratch”. Des morceaux qui ont tenu la route et qui montrent que derrière le hit, il y avait une vraie équipe.
C’est d’ailleurs fascinant de voir qu’en 2019, leur album est réédité comme un collector. On est loin du simple objet nostalgique : c’est presque un trésor pour ceux qui ont suivi leur parcours. Valli, notamment, continue de chérir ces souvenirs, parfois en cherchant ces vinyles rares, preuve que la fortune culturelle laissée par ce duo ne s’efface pas.
Leur influence va au-delà du simple pop. Chacun fait (c’qui lui plaît) est aujourd’hui un morceau historique dans la pop française et même dans l’évolution du rap. Il a inspiré des artistes comme Yannick ou des groupes parodiques plus légers, mais toujours avec respect.
Et puis, c’est assez rare pour un duo franco-américain des années 80 d’avoir eu cette vraie résonance, ça prouve à quel point leur travail et leur complicité ont créé quelque chose de fédérateur.
Vie privée de Grégory Ken : pudeur et discrétion
Ce qui m’a toujours frappé avec Grégory Ken, c’est son côté très discret sur sa vie intime. Pas de faits-divers, pas de scandales, juste un homme simple qui faisait son job.
Il ne s’est jamais marié publiquement avec Valli, sa partenaire musicale, et pourtant ils ont partagé quelque chose de fort sur scène et en studio. Valli, de son côté, était déjà mariée auparavant et leur histoire de duo est née plus d’une passion professionnelle que d’un conte de fées romantique classique.
La maladie a malheureusement pris Grégory beaucoup trop tôt. Son décès en 1996, d’un cancer, a surpris ses fans, car il avait gardé ça pour lui, loin des regards. Là encore, il gardait une certaine dignité et une simplicité touchante.
On imagine que cette délicatesse faisait partie de son charme. Et malgré sa taille modeste dans le domaine médiatique, son empreinte reste immense dans nos oreilles.
Anecdotes marquantes et projets récents liés à Grégory Ken
Alors, petite anecdote sympa : la version originale du texte de “Chacun fait (c’qui lui plaît)” était beaucoup plus brute, trop vulgaire pour les radios, il a fallu que ce soit Gérard Presgurvic qui modifie un peu les paroles. C’est dingue quand on y pense, ça aurait pu ne jamais sortir.
Le morceau a même été adapté en italien par Pino D’Angiò, preuve que cette perle a traversé les frontières. Personnellement, je trouve que ça montre bien à quel point la musique peut voyager et se réinventer.
En 2019, Valli n’a pas lâché l’affaire et a fait rééditer l’album, un bel hommage pour garder la mémoire de leur travail collectif. Cela fait plaisir à voir, surtout quand on sait que Grégory Ken reste pour beaucoup une figure phare du début du hip-hop en France.
Et puis, rappelez-vous que Grégory a aussi laissé quelques titres en solo, moins connus mais tout aussi intéressants pour qui aime creuser un peu plus loin que le tube. On se rend compte que sa fortune artistique ne s’arrête pas au simple succès de Chagrin d’amour.
Vous sentez cette vibe un peu intemporelle ? Même si Grégory Ken est parti bien trop jeune, son œuvre continue de résonner. Il y a quelque chose de touchant dans ce parcours où la simplicité et la discrétion ont cohabité avec un tube intemporel et une influence énorme.
Alors oui, sa fortune artistique vaut bien plus que de simples chiffres. Sa taille dans le monde musical, bien que modeste en durée, est gigantesque en impact. On le découvre toujours avec un petit plaisir coupable quand on remet un disque ou qu’on entonne les paroles.
Et avec un âge qui ne dépassait pas la cinquantaine quand il est parti, on ne peut que penser à ce qu’il aurait pu encore offrir. Mais heureusement, sa musique reste là, vivante, drôle, un peu rebelle et incroyablement libre.
Pour plonger plus encore dans l’univers de Grégory Ken, vous pouvez lire plus sur les détails de sa vie et de son groupe sur French HipHop Timeline ou découvrir l’histoire complète de Chagrin d’amour. Pour un regard plus journalistique, l’article sur Libération apporte une autre facette du chanteur.
Quand est né Grégory Ken ?
Grégory Ken est né le 12 mars 1947 à Paris.
Quel a été le plus grand succès de Grégory Ken ?
Son plus grand hit est le tube ‘Chacun fait (c’qui lui plaît)’ sorti en 1981 avec Valli, sous le nom de Chagrin d’amour.
Comment Grégory Ken est-il décédé ?
Il est décédé en 1996 à l’âge de 49 ans, des suites d’un cancer.
Quel rôle avait-il après sa carrière musicale ?
Il a été la voix off des bandes-annonces de Canal+ jusqu’en 1991.
Y a-t-il eu une réédition de son travail récent ?
Oui, en 2019, Valli a réédité l’album de Chagrin d’amour, le groupe qu’il formait avec Grégory Ken.

