Pierre Bénichou

Montrer le sommaire Cacher le sommaire

Vous souvenez-vous de Pierre Bénichou, cette voix si particulière qui a traversé le paysage médiatique français avec une aisance folle ? Né le 1er mars 1938 à Oran, en Algérie, il est mort à Paris le 31 mars 2020, à l’âge de 82 ans. Ce journaliste, chroniqueur et un peu touche-à-tout, c’est un peu la mémoire vive d’une époque.

J’avoue qu’en plongeant dans sa vie, on découvre un personnage à la fois bourru et charmant, érudit comme on n’en fait plus vraiment, mais surtout un homme qui n’a jamais vraiment perdu ce petit grain de folie qui le rendait unique. Oui, son âge aurait pu le rendre sage et posé, et pourtant, Pierre restait vif comme au premier jour.

Il fait partie de ces talents rares, ceux qui ont débuté jeune et qui ont su évoluer avec leur temps sans jamais trahir ce qui faisait leur authenticité. Vous me direz, tout le monde peut dire ça, mais lui, c’était différent, je vous assure. Sa taille dans le monde du journalisme dépasse largement celle que l’on pourrait deviner en le croisant dans la rue.

Curieusement, malgré tout ce parcours, il avait ce côté accessible et, franchement, ses chroniques dans « Les Grosses têtes » sur RTL, c’était un vrai régal. Allez, attardons-nous un peu sur ce géant de la presse et de la radio, pour mieux comprendre son incroyable fortune culturelle et sa trajectoire.

Qui était vraiment Pierre Bénichou ? Un héritage culturel et familial fascinant

Alors, Pierre, c’est d’abord un gars d’Oran, en Algérie française. Fils d’un prof de philo, il grandit dans une famille juive séfarade pas très pratiquante, ce qui déjà pose les bases d’un esprit libre et critique. Son père, lui, a même ouvert une école privée après avoir été viré à cause des lois de Vichy, un acteur dans l’ombre qui a formé… Albert Camus, excusez du peu.

On comprend mieux la profondeur de ce drôle de bonhomme, non ? Arrivé à Paris très jeune, il embrasse assez tôt le journalisme, délaissant la Sorbonne pour une carrière qui allait le rendre incontournable. Son identité publique a été marquée par cette figure hautaine mais drôle, parfois même un peu insolente, mais toujours sincère et passionnée.

En plus de sa « grande taille », côté caractère, il avait un tempérament bien trempé. Il se plaçait comme un anti-gaulliste à sa façon, un pied-noir revendiqué, un homme de gauche quand ça l’arrangeait, et franchement, cette complexité politique ne pouvait que séduire ceux qui aiment les débats bien corsés.

Et puis il y a la famille : marié à Alix Dufaure, avec qui il aura un fils, Antoine, et beau-père de l’acteur Vincent Lindon. On sentait chez lui ce mélange d’insouciance et de gravité, un type ancré dans son époque, avec des racines fortes, mais aussi une capacité incroyable à s’adapter et à surprendre.

Le parcours de Pierre Bénichou avant la célébrité : d’un jeune stagiaire à un faiseur de journaux

Quand on parle de la jeunesse de Pierre, on ne peut s’empêcher de penser à ce petit gars qui débarque à Paris à tout juste 9 ans, au lycée Condorcet, puis qui entre dans le grand bain du journalisme avant même 20 ans. C’est fou, non ? Un jeune qui déboule en 1957 comme stagiaire à France Soir, journal qui faisait alors un carton.

Il grimpe vite, rédacteur à Paris Jour, grand reporter à Jours de France, et puis rédacteur en chef adjoint du fameux Adam, la revue mode et lifestyle. Oui, un gars du journalisme qui flirte avec la mode, c’est déjà surprenant, mais ça annonce la couleur de sa vraie personnalité : pleine d’ouverture et de curiosité.

Sa taille dans le milieu se construit petit à petit, mais il y a toujours ce goût pour la bonne humeur, l’ironie, tout en restant engagé. Mais attention, il n’était pas du genre brillant sans travail, bien au contraire, malgré son image un peu « glandeur » chez Castel, où il avait ses habitudes.

Il avouait lui-même qu’il n’était pas vraiment un journaliste classique, mais bien un faiseur de journaux, un homme de terrain, un boss du papier, qui savait organiser, écrire, créer de la matière avec talent. Franchement, c’est rare aujourd’hui.

Carrière et grands succès : du Nouvel Observateur aux Grosses Têtes

Le cœur de sa destinée professionnelle, c’est clairement le Nouvel Observateur. Il débarque là en 1968, devient rédacteur en chef dix ans plus tard et finit directeur délégué. Pas mal, non ? Il ne s’est pas contenté d’être un simple journaliste, il a dirigé l’un des plus grands hebdos de France.

Mais ce qui a vraiment fait fondre le public, c’est sa voix et sa générosité dans « Les Grosses Têtes » sur RTL, à partir des années 2000. Cette gouaille, cette aisance à blagueur, c’était une révélation. Pierre, il avait ce don pour faire rire avec un rien, une anecdote, un mot lancé comme ça, pile là où ça fait mouche.

Retrouvez son esprit vif à la radio avec ces belles chroniques qui ont marqué une génération. Il n’a jamais quitté cet univers, toujours à côté de Laurent Ruquier plus tard, retrouvant les Grosses Têtes en 2014 dans une ambiance bien connue des fidèles.

Son style unique, mi érudit, mi boulevardier, dans la même veine qu’un Coluche qu’il admirait, lui a valu une fortune d’affection inestimable. On ne compte plus ses brillantes nécrologies publiées dans l’hebdo, rassemblées dans le livre Les absents, levez le doigt ! en 2017.

Vie privée de Pierre Bénichou : entre amour, famille et confidences inattendues

Sur le plan perso, Pierre était marié à Alix Dufaure, une journaliste de Marie Claire, union solide malgré le tumulte de leurs vies publiques respectives. Ensemble, ils ont eu un fils, Antoine, qui a été la lumière stable d’une vie bien remplie. Drôle de famille tout de même, car Pierre a aussi été le beau-père de Vincent Lindon, l’acteur puissant, à travers une liaison antérieure d’Alix.

Malgré une vie publique très exposée, il a toujours su préserver une forme d’intimité précieuse. Et puis, pour le coup, sa position laïque a surpris : il ne croyait ni en Dieu ni en diable. Imaginez un gars aussi cultivé et aussi ancré dans une famille juive séfarade, avec ce type de convictions !

J’avoue que c’est fou comme certaines anecdotes sur lui sont passées presque inaperçues, comme sa relation amicale avec des figures aussi diverses que Coluche, Françoise Dolto ou même Pierre Goldman. Un vrai tissu d’histoires qui montrent son amplitude sociale et intellectuelle.

Ah et puis, il ne devait pas dépasser le mètre soixante-dix, mais son poids dans le milieu, lui, n’a jamais été questionné. Petite taille mais immense présence, voilà peut-être la meilleure métaphore.

Anecdotes surprenantes et projets récents de Pierre Bénichou

On l’a connu aussi comédien dans Grosse chaleur, pièce de théâtre de Laurent Ruquier, et même scénariste pour le film Turf en 2010. Pas mal pour un gars qui se voyait faiseur de journaux. Et puis, il faisait des incursions télé, dans « On a tout essayé », « On n’a pas tout dit » ou « Vivement dimanche prochain » avec Michel Drucker.

Une anecdote rigolote : à Sciences Po, il est devenu professeur, mais ses cours n’ont pas fait l’unanimité. Il présentait des auteurs classiques de façon très personnelle, ce qui a dérangé les étudiants et les responsables. Un vrai libre-penseur jusque dans l’enseignement, assez atypique.

Plus récemment en 2020, il est resté actif aux « Grosses Têtes » jusque dans ses derniers jours. C’est rare de voir quelqu’un avec une telle longévité dans un milieu aussi changeant. On peut d’ailleurs retrouver ses morceaux de bravoure sur Le Monde ou Gala, pour ceux qui veulent replonger dans ses meilleures heures.

En résumant, ce gars avait une pâtte unique, un mélange de grandeur et de familiarité, une fortune culturelle incalculable et un âge où on s’imagine souvent se calmer, lui il boitait encore dans les plateaux comme un garçon de 20 ans. Franchement, un sacré bonhomme.

5 faits marquants sur Pierre Bénichou à ne pas oublier

  • 📅 Né à Oran en 1938, Pierre a traversé plusieurs décennies de transformations sociales et politiques françaises.
  • 📰 Rédacteur en chef, directeur délégué du Nouvel Observateur, un pilier de la presse française.
  • 🎙️ Star des Grosses Têtes, sa voix et sa gouaille ont conquis plusieurs générations.
  • 🎭 Acteur et scénariste, il a aussi su varier les plaisirs au-delà du journalisme classique.
  • 👨‍👩‍👦 Une vie privée discrète mais solide, papa et beau-père d’un acteur célèbre.

Replongez dans les meilleurs moments où sa répartie et son humour ont fait mouche, un vrai bonheur pour les amoureux des ondes.

Une interview qui permet de mieux saisir la personnalité d’un homme qui a marqué la presse en profondeur.

Quel âge avait Pierre Bénichou à son décès ?

Pierre Bénichou est décédé à l’âge de 82 ans, le 31 mars 2020, à Paris.

Quelle était la taille réelle de Pierre Bénichou ?

Sa taille exacte n’est pas souvent mentionnée, mais il était de taille moyenne, certainement autour de 1m70.

Quel rôle a joué Pierre Bénichou aux Grosses Têtes ?

Il était un chroniqueur incontournable, réputé pour sa gouaille, son humour et sa culture, jusqu’à ses derniers jours.

Quelle fortune culturelle Pierre Bénichou a-t-il laissée ?

Outre sa carrière journalistique, il a laissé une richesse intellectuelle précieuse, notamment par ses nécrologies, ses textes et son influence dans les médias.

Comment était la vie privée de Pierre Bénichou ?

Marié à Alix Dufaure, père d’Antoine, et beau-père de Vincent Lindon, il menait une vie professionnelle intense tout en préservant son intimité.


Partagez cet article maintenant !