William Sheller

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William Sheller, c’est ce nom qui résonne dans la tête de tous ceux qui aiment les mélodies délicates mêlées à une touche classique. Né en 1946 à Paris, cet homme a traversé la musique avec une élégance rare. Il a cette aura un peu mystérieuse, qui vous donne envie d’écouter sa discographie en boucle, sans jamais se lasser.

Son parcours est loin d’être banal, croyez-moi. Entre un père américain qu’il n’a jamais connu et une enfance partagée entre la France et les États-Unis, William a toujours navigué entre deux mondes. Très jeune, il s’est passionné pour la musique classique, mais les Beatles ont chamboulé ses plans. Un vrai virage à 180 degrés.

Mais ce que j’ai trouvé fascinant chez lui, c’est ce mélange unique de genres : la rigueur classique fusionnée à la fraîcheur du rock. Ce n’est pas courant, et il faut vraiment connaître son histoire pour comprendre la genèse de cet héritage musical d’exception.

Et puis, il y a cette touche d’émotion brute dans ses chansons, notamment “Un homme heureux”, un classique intemporel qui m’a toujours touché. En gros, c’est pas qu’un artiste, c’est une expérience à lui tout seul. Laissez-moi vous embarquer dans sa vie.

Les racines et l’identité multiple de William Sheller

William Desbœuf est venu au monde le 9 juillet 1946 à Paris, dans le 17e arrondissement. Fils d’un soldat américain, il ne rencontrera jamais son vrai père. Sa mère l’emmène très tôt aux États-Unis où il côtoie des légendes du jazz… mais le jazz ne lui a jamais plu. Retour en France à 7 ans, avec l’ombre d’un mystère familial qui planera toute sa vie.

Il grandit dans une famille liée au théâtre. Sa grand-mère était ouvreuse aux Champs-Élysées, son grand-père chef décorateur à l’Opéra Garnier. Autant dire qu’il a baigné dans un bain artistique dès le plus jeune âge. C’est là qu’il rêve de devenir un « petit Beethoven ». Oui, c’est assez fou, mais à dix ans il est déjà déterminé.

Rejetant les sentiers battus du conservatoire malgré une formation rigoureuse en musique classique et une préparation sérieuse au prix de Rome, William se découvre une passion pour le rock. Tout ça à cause d’un piano en réparation et d’une oreille tendue vers les Beatles. Pas banal comme retournement de situation.

Il choisit son nom de scène en mixant deux écrivains, Shelley et Schiller, un clin d’œil vibrant à ses deux âmes musicales et littéraires. Une identité qui reflète aussi bien son fortune artistique que son désir d’évasion créative.

Un jeune prodige déconcertant, entre classique et variété

Young William n’a pas fait les choses à moitié : il s’initie au piano, achète un traité d’harmonie qu’il ne comprend pas vraiment et va sonner à la porte de son professeur Yves Margat. Ce dernier, disciple de Fauré, voit en lui un potentiel… mais aussi un retard pour un cursus traditionnel. Alors yes, fin de lycée et cap sur la musique.

Mais entre la musique sérielle qu’il déteste et un amour naissant pour la chanson, il y aura des hésitations. Parmi ses premiers succès, il compose « My Year Is a Day » qui fait le tour du monde grâce aux Irrésistibles et même à Dalida. Pas mal pour un jeune homme qui voulait d’abord être Beethoven.

Il jongle entre l’arrangement musical, la composition de musiques de films et les tentatives de carrière de chanteur. Ce sont les années 60 et 70, et le show-biz lui fait peur. Mais son talent d’arrangeur le fait vite remarquer. D’ailleurs, Barbara lui donne un coup de pouce décisif en 1973.

Entre échanges passionnés et concerts galères avec le groupe Worst, il forge un style unique, à la croisée des chemins, prêt à exploser sur la scène française. Sa carrière est sur le point de décoller, mais à sa façon.

William Sheller et ses grands succès : une carrière qui balance entre pop et symphonie

En 1975, le coup de maître. Son premier album éclate avec « Rock’n’dollars », une satire ironique du show-business, qui devient un tube incontournable. Il se retrouve catapulté dans un monde médiatique qu’il déteste. Du jour au lendemain, il est partout, entre télé, radio et magazines, à seulement 29 ans.

Épuisé par cette exposition, William décide de s’isoler et part enregistrer « Nicolas » à Los Angeles, avec quelques pointures comme Alan White ou Jim Keltner. Mais il choisit la France pour élever ses deux enfants. Un choix qui dit beaucoup sur ses priorités.

À partir des années 80, il trouve son équilibre : scène avec piano seul, quatuor à cordes, orchestres symphoniques… la fusion parfaite entre ses deux passions. L’album « Univers » en 87 marque une liberté artistique totale, avec « Les Miroirs dans la boue » comme hymne marquant une époque.

En 1991, « Sheller en solitaire » rassemble 800 000 fans avec « Un homme heureux », devenu un classique hors du temps. Franchement, ce titre, il vous prend au cœur. Mais une carrière aussi intense n’est pas sans conséquence, notamment sur sa santé.

Vie personnelle et rebondissements à cœur ouvert

La vie privée de William, c’est une histoire discrète mais complexe. Il a deux enfants avec Marianne, sa compagne de jeunesse. Leur séparation n’a pas ébranlé ses relations paternelles, bien au contraire. Il se bat d’ailleurs pour eux quand ils fuient une secte, ce qui montre un homme profondément humain.

Son mariage avec Joelson Santos, jeune brésilien, est avant tout un pacte de protection. La dimension affective qu’il décrit n’a rien d’amoureuse ou sexuelle, plutôt paternelle. En 2018, il se livre sur son asexualité et sa bisexualité, révélant un parcours intime riche en nuances.

Depuis 2023, William a choisi la tranquillité du Loiret, loin des projecteurs, un retour aux sources pour ce grand artiste à la taille humble mais à la coragem immense. Son combat contre un burn-out et ses problèmes cardiaques rappelle que la fortune ne suffit pas à épargner les blessures du cœur et du corps.

Projets récents, collaborations et héritage musical

Après un petit break, William revient à la musique autrement. Sa fortune artistique ne cesse de grandir, même s’il annonce mettre fin à sa carrière de chanteur publique en 2021. Il continue pourtant à composer, à écrire, à transmettre. Son album « Stylus » marque une sorte de renouveau, avec une coloration plus douce et intime.

Dans ses projets récents, on compte une collaboration avec Nicoletta pour l’album « Amours et pianos » et un travail d’accompagnement auprès de jeunes talents comme Will Teyssedou, un pianiste de 21 ans. Un vrai passage de témoin, avec un soin de maître.

Son influence ? Immense. Écoutez bien, vous entendrez les traces de William Sheller dans des artistes allant d’Eddy de Pretto à Clara Luciani, Louane, ou Benjamin Biolay. Il est comme un pont entre les générations, un choc musical qu’on ne veut pas oublier.

Une tournée hommage, prévue à la Philharmonie de Paris, a malheureusement été annulée à cause de la pandémie, mais elle témoignait de la reconnaissance immense qu’on lui porte encore en 2026. Bref, William Sheller, c’est une légende vivante qui continue à inspirer, même dans l’ombre.

  • 🎹 Sa double passion pour la musique classique et la variété
  • 🎤 Un immense succès avec des titres comme “Rock’n’dollars” et “Un homme heureux”
  • 👨‍👧‍👦 Une vie familiale touchante, marquée par la protection et la résilience
  • 🎼 Une discographie riche de plus de 28 albums
  • 🌟 Une influence majeure sur plusieurs générations d’artistes

Quel est l’âge de William Sheller ?

William Sheller est né en 1946, il a donc 79 ans en 2026.

Pourquoi William Sheller a-t-il choisi son nom de scène ?

Il mélangeait les noms des écrivains Shelley et Schiller, une façon d’affirmer sa double identité musicale et littéraire.

Quels sont ses plus grands succès ?

« Rock’n’dollars », « Un homme heureux », « Les Miroirs dans la boue » comptent parmi ses titres les plus emblématiques.

A-t-il des enfants ?

Oui, il a deux enfants, Johanna et Siegfried, qu’il a élevés avec soin malgré les difficultés.

Quelle est sa fortune artistique ?

Avec près de deux millions d’albums vendus en France, sa fortune musicale s’avère considérable et respectée.

Pour en savoir plus sur sa vie fascinante, son parcours détaillé et ses chansons mythiques, visitez Nostalgie ou plongez dans une biographie complète sur Dico Chanson Française. Sinon, pour une plongée plus encyclopédique, Wikipedia propose aussi une mine d’informations. Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi explorer ses albums et ses concerts sur Deezer ou découvrir ses compositions plus classiques avec le PDF bio disponible sur Radiant Bellevue. Enfin, pour un regard sur ses liens avec la région du Loiret, Loiret.fr est parfait.


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